dimanche 28 septembre 2008

Touristes

Mon dieu que le temps passe vite !!!
Bon ! Depuis la dernière fois en juillet, il s'est passé bien des choses... Je suis rentré en métropole en aout voir ma doudou, ma famille et mes amis. Ça fait chaud au cœur ! Vous me manquez tous. Puis de retour en Guadeloupe, mon contrat au Cirad s'est terminé. Et oui : il n'a pas été renouvelé, faute de budget. Mais je ne perd pas mon temps pour autant ! Comme certains, voir la plupart d'entre vous le savent déjà, j'ai décidé de passer quelques temps à vivre ma passion à plein temps ! J'ai donc tout d'abord passé et réussi (brillamment huhu !) mon niveau IV de plongée. Pour enchainer tout de suite derrière avec le MF1, Moniteur Fédéral Premier Degré. Je suis donc officiellement Stagiaire Pédagogique chez PPK, la structure dans laquelle j'officie. Pour faire simple, j'enseigne la plongée, et ça me plait beaucoup. Pourtant je suis loin de pouvoir en vivre car l'enseignement du sport en France est très règlementé.
J'ai donc l'intention de retrouver du "vrai" travail à la fin de l'année :'(.
Mais tu doit te demander ce qu'il s'est passé avant !
En effet, ma maman et Stéphane sont venus passer un mois ici et ça va faire l'objet des prochaines notes.

C'est d'ailleurs eux qui ont fais la plupart des photos. ce qui explique ma présence inhabituelle dans cette note et qui en ravira certain(e)s

La plage d'anse Tillet











La source d'eau chaude de Paradise. C'est un peu roots ! Je commence à lockser mes cheveux :p







La vue sur les saintes du port de Trois Rivière







A Bananier il y a un petit port que je trouve magnifique pour la rivière qui viens se jeter dans la mer à cet endroit. Les arbres on construit tout autour un réseau complexe de racines entremêlées. Je ralentis à chaque fois que je passe pour admirer le spectacle vu du pont.





Une vue des ilet pigeons (où je passe mes journées sous l'eau en ce moment :D)



L'ilet Gosier



La côte atlantique



Les Saintes. Cette fois ci nous avons loué des vélos et fait le tour de l'île. Y'a pas à dire, c'est un vrai bijou !













Un rendez-vous à ne pas manquer ! Je ne passe jamais aux Saintes sans m'arrêter pour manger une glace ici.



Depuis le temps que je voulais le visiter, j'ai enfin fait le tour du pain de sucre à la nage pour regarder les poissons !!!



On m'avais prévenu : la vue en haut de la tour du Chameau, le point culminant des Saintes est saisissante. Je n'ai pas été déçu. Avec le soleil couchant, les ombres étaient fabuleuses !









Le nuit sur la plage de Pont-Pierre, c'est presque un passage obligé à présent :D



Et le lever de soleil derierre les roches percées est toujours aussi magique. Enfin... il parait je l'ai jamais vu...



... moi je dors





La baie Marigaux



L'église du village, ouverte pour une fois... J'aime rentrer dans les églises.















Retour sur le "continent", quelques jours plus tard, pour une ballade en "VTT de Mer" un concept entre le vélo, le canoë et le pédalo qui, en plus de ravir mon pauvre dos, me plais particulièrement : Je retrouve mon vélo couché en version aquatique :D
En plus de ça, l'engin fonctionne à hélice et s'avère amplement plus efficace que ses amis à rame, ou à aube. J'adhere !







Le mangrove. Immenses armées de palétuviers qui, à leur rythme millénaire, se jettent à l'assaut des flots immortels. Une armée en marche, capable à elle seule d'arrêter un tsunami.



Il est où cet oiseau de malheur ?





La bonne action du jour, nous plantons des bébés palétuviers qui permettrons mieux que quiconque et surtout mieux que tout le béton qu'on envisage d'y déverser, de retenir le sable des quelques ilets du Grand Cul de Sac Marin.



Au passage : la veille, j'ai décidé d'aller cher un coiffeur pour faire faire mes locks comme il faut. J'ai bien fait mais je dois les garder enroulées tendues en petites crottes ridicules... Je vous laisse imaginer ce qu'il y a sous le bonnet. (Il existe des photos sans bonnet mais le prix à payer sera élevé. Très élevé. Les enchères sont ouvertes !)









Repas de midi sur une petite plage rien que pour nous sur laquelle on trouve de belles étoiles de mer















Le soir tombe à notre retour, on dormira bien ce soir.

lundi 7 juillet 2008

Retour de flamme

Marie est revenue.
Après nos retrouvailles cet hiver nous n'avons pu nous résoudre à se dire au revoir comme ça... sans lendemain.
Après quelques mois qui m'ont paru des ans. Après des heures de conversation loin l'un de l'autre, elle s'est décidée à venir me retrouver pour quelques jours encore.
Quel est l'avenir d'une relation comme celle-ci ? Huit mille kilomètres de distance sont-ils vraiment envisageables autrement que pour un court moment ? Que choisir ? Ni l'un ni l'autre nous ne renoncerons à nos rêves. Pourtant s'ils pouvaient se rejoindre...

Mais pour le moment laissons l'avenir à demain. Profitons de l'instant qui nous est offert. Émerveillons nous de la présence de l'autre, dans ces iles où le ciel et la mer se confondent et... nous aurons tout nos lendemains pour nous déchirer, rire ou pleurer, nous enlacer ou nous oublier.

Allez viens je t'emmène à Petite Terre ! Je t'en ai déjà parlé non ? Cette petite ile, réserve naturelle abritant une faune ahurissante.



A quelques encablures de l'ile l'un d'entre nous pousse un cri. Là ! Tout proche, des dauphins !! Cette fois ci, nous sommes les seuls. Les autres bateaux arriverons certainement plus tard, mais à ce moment là nous aurons bien profité de l'occasion. Le moteur au ralenti nous nous approchons doucement...
Je ne supporte plus d'attendre et c'est habillé de pied en cap que je me glisse à l'eau sans même prendre le temps d'enfiler des palmes et un masque. Rapidement rejoint par le reste de la troupe, j'essaie de m'approcher. Après un moment, voyant que les dauphins sont décidés à rester près de nous, je retourne chercher mon matériel. Et c'est là, en mettant mon masque que l'incroyable réalité prend corps. Il sont six, deux couples et leurs petits, quinagent entre deux eaux.
A partir de cet instant je vais réaliser un de mes plus vieux rêves, et ce durant presque une heure. Personne n'avait de quoi immortaliser l'instant... J'espère que tu te contentera de mes souvenirs émerveillés, mais je manque de mots.
A côté de ces animaux, je ne crois pas m'être jamais senti aussi disgracieux et mal à mon aise au fond de l'eau. J'ai nagé près d'eux sans jamais pouvoir les toucher, tendant la main à en perdre haleine, je ne remontais à la surface que pour repartir. Plus loin ! Plus longtemps ! Plus profond !
Il leur arrivait de me tourner autour, jouant avec moi dans une ronde vertigineuse. J'aurai aimé oublier que mon corps réclamait de l'air...
Puis lorsque gagnant le fond ils se sont décidés à prendre le large, c'est les yeux pleins d'étoiles et deux pied au dessus de l'eau que j'ai rejoint le bateau où tout le monde m'attendais.



Ce jour là, quelques surprises nous attendaient encore. Une fois dans la lagune, nos apnées nous ont amené à rencontrer tout ce que nous aurions pu souhaiter voir à cet endroit : tortue, barracuda, raie et... requin.











Le retour à la réalité est difficile et j'ai parfois l'impression d'avoir rêvé.



Tu viens ? On continue la visite en passant à Pointe-à-pitre.


















Il existe ici des petits îlets déserts où il est possible de passer la nuit. En partant de Sainte Rose, nous avons loué un canoë pour visiter le Grand cul de sac marin. Sur l'îlet Cabrit, la vie est belle et c'est en naturiste que je regarde le soleil se coucher.









Une partie de dominos sur le port.




Quelques jours plus tard, on se dirige vers Marie-Galante, à l'occasion d'un festival. Steel Pulse en concert ! Pour le logement, ce sera un hamac sur la plage. Les déplacements ? Un tandem bien sur !!!
(Qui voulait des photos de moi ?)



























Notre dernier jour dévidera le fil de ses secondes au gré des routes de la Basse Terre, pour se terminer au soleil de Grand Anse.







Le soleil et nos nuits nous ont porté conseil. Lorsque nous nous séparons pour la seconde fois, c'est sans larme et le cœur empli de notre avenir que je tourne le dos à son avion. Cette fois ci Marie ne pars que pour mieux revenir...