Ou "De la folie d'une rencontre improbable"
Je vous épargnerais les détails... Il suffit de savoir que j'ai connu Marie en quatrième. A cette époque nous étions trois, Marie, Sébastien et moi, inséparables. Elle fut mon premier amour, mon premier baiser. Mon premier chagrin aussi... Puis le temps qui suit son cours passa sur nos cœurs et la vie nous éloigna... C'était il y a dix ans.
On nous bassine régulièrement avec la nouvelle mode des sites communautaires qui permettent de retrouver par magie tous ses amis perdus de vue, créer des contacts professionnels, rencontrer la femme (ou l'homme) de sa vie... Pour n'en citer qu'un puisque c'est de celui ci dont il est question, Facebook. Je me suis connecté sur ce site, conseillé par le cousaing Pierre, lorsque je lui ai rendu visite à Sheffield cet été.
Celui-là à la particularité d'être spécialement addictif, et j'y ai passé bon nombre d'heures. Mais comme souvent pour ce genre de chose j'ai fini par me lasser...
Depuis, je reçois régulièrement quelque demandes d'ajout dans mes contacts et c'est ainsi que Marie à refait son apparition.
"Il y a quelques personnes que je regrette d'avoir perdu de vue, tu en fais partie..."
Après quelque jours à échanger force mails et autres chats, et le courant semblant passer entre nous, la voila qui me soumet timidement l'idée folle qui la travaille : "j'ai besoin de vacances, de soleil, tu me prêterais un coin de canapé pendant les vacances de Noël ?"
Aussitôt dis, aussitôt fait, la voici qui débarque le samedi 22 décembre pour une courte, mais magique, semaine un peu surréaliste.
Une semaine... c'est particulièrement court ! Profitant de l'enchainement des jours fériés nous permettant de faire durer nos congés jusqu'à onze jours, William et moi avions décidé de retourner aux Saintes passer quelques jours sur la plage de Pont Pierre. Mais c'était autant de jours enlevés, pour Marie, à la découverte de l'île. Nous avons donc décidé d'en faire le plus possible...
Pour une fois, grâce à Marie, il y a un certain nombre de potos sur lesquelles je suis. Et puisqu'il faut rendre à César ce qui appartiens à César, j'ai marqué de ce sigle (*) les photos prises par la demoiselle.
Le premier jour, dimanche, fut consacré à la visite des chutes du carbet.
Enfin... essentiellement de la seconde... La rivière du carbet passe par trois grandes chutes et seule la seconde est facilement accessible pour un marcheur du dimanche.

Apres un moment passé à nous baigner dans une petite source d'eau chaude qui surgit comme par miracle au pied de la chute, nous nous sommes dirigés vers la première chute du carbet. Je savais que l'ascension serait un peu rude mais je n'imaginais pas à quel point. Au départ du chemin il était presque midi et nous n'avions même pas prévu d'eau. Bref, après une bonne heure d'ascension et croisant des gens nous avertissant que nous n'étions vraiment pas au bout de nos peines, nous avons décidé d'un commun accord que la ballade était suffisante et fait demi tour. J'aurai bien l'occasion d'y retourner un jour !!!
Ruines sur le chemin du retour
Lundi, nous sommes allés visiter Pointe à Pitre et acheter des hamacs...
Apres coup, j'ai regretté mais je n'ai pas du tout pensé à faire des photos de mon noël sous les cocotiers... Heureusement que Marie en a fait une !!!
Mardi, ballade en grande terre !!! On fait le tour des plus belles vues de l'île.
Petit Havre (c'est aussi sur cette plage que j'ai fait ma première photo de plage en Guadeloupe)
Sainte Anne. C'est le coin des belles plages de sable blanc, de l'eau turquoise sous des cocotiers superbes... C'est aussi le Club Med et les touristes...
Plage de Bois-Jolan. J'aime bien cette plage où l'on trouve aussi bien des touristes que des guadeloupéens. La barrière de corail protège entièrement la plage et crée ainsi un bassin peu profond et toujours calme...
J'ai beaucoup aimé l'image de cette petite pin-up en herbe totalement ignorée par les garçons plongés dans leur jeu...

La Pointe des Châteaux. L'extrême-est de l'ile s'avance à la rencontre de la mer et des alizées qui sans cesse viennent se jeter contre les rochers.
De cet endroit la Désirade semble toute proche...
La Petite Terre est à peine visible sur cette photo mais je tenais à la faire paraitre (cliquez pour agrandir). L'ancien phare domine cet archipel qui culmine sinon à 17 mètres.

Le lagon de la Porte d'Enfer, situé au nord, s'enfonce profondément dans les terres et la mer s’écrase sans cesse sur les falaises.
La Pointe de la Grande Vigie est le point le plus au nord de la Guadeloupe.
Immobile, comme un dragon de roche gardant son trésor... est-ce donc la Grande Vigie ?
Le coucher de soleil était particulièrement beau et, une fois la nuit tombée et les touristes partis, nous avons pu profiter de la sensation d'être seuls au monde...
La puissance de la mer contre les rochers en dessous de nous, créait une musique que le vent venait compléter pour nous envelopper dans sa liberté...
Nous avons passé trois jours aux Saintes, installés confortablement sous un carbet de la baie de Pont Pierre. Le temps n'était malheureusement pas au beau fixe et le vent nous dissuadait de passer des heures dans l'eau mais nous avons tout de même passé quelques moments particulièrement agréables sur cette plage "familiale".
Et, lorsque les touristes partis pour la nuit, nous profitions du silence, je retrouvais la même sensation de calme mélancolique qui m'envahis toujours lorsque je suis en mer.
On trouve ici des maisons décorées... comment dire... en se croirais en alsace !!!
Vivre sous un carbet, c'est génial et on pourrait croire qu'ici c'est suffisant... Mais lorsque on veut se balader, il faut bouger avec toutes des affaires !
Escapade sur l'ile...
Puis c'est le retour à la maison
Samedi, le dernier jour, c'était la visite du Nord Basse Terre.
Anse Tillet
J'y ai retrouvé Fureur, qui avait voyagé de la Martinique (te rappelles-tu, Nathan ?)
(*)
Grande Anse. C'est sur cette plage que je me suis essayé au bodyboard pour la première fois et aussi là où j'ai joué dans les plus gros rouleaux. Lorsque la houle viens du nord...
(*)
Un colibri se cache sur cette image. Sauras-tu le retrouver ?
Je zoome un peu...
Apres dégustation, ce gars fais de très bons planteurs ! (Bien sur, ça ne vaut pas ceux de Sylvie, la secrétaire de mon travail...)
Marie est une beatnik... qui s'est plantée de génération... un peu comme moi...
Malendure, la réserve Cousteau, où je plonge en général.
Ce ti male... il me rappelle quelqu'un mais qui ?
J'aime faire des photos d'enfants... ils ne sont pas dans le même monde que nous. Et si, d'aventure, il leur arrive de croiser notre regard, ils me donnent l'impression d'une sagesse qu'on a perdue
Je vous épargnerais les détails... Il suffit de savoir que j'ai connu Marie en quatrième. A cette époque nous étions trois, Marie, Sébastien et moi, inséparables. Elle fut mon premier amour, mon premier baiser. Mon premier chagrin aussi... Puis le temps qui suit son cours passa sur nos cœurs et la vie nous éloigna... C'était il y a dix ans.
On nous bassine régulièrement avec la nouvelle mode des sites communautaires qui permettent de retrouver par magie tous ses amis perdus de vue, créer des contacts professionnels, rencontrer la femme (ou l'homme) de sa vie... Pour n'en citer qu'un puisque c'est de celui ci dont il est question, Facebook. Je me suis connecté sur ce site, conseillé par le cousaing Pierre, lorsque je lui ai rendu visite à Sheffield cet été.
Celui-là à la particularité d'être spécialement addictif, et j'y ai passé bon nombre d'heures. Mais comme souvent pour ce genre de chose j'ai fini par me lasser...
Depuis, je reçois régulièrement quelque demandes d'ajout dans mes contacts et c'est ainsi que Marie à refait son apparition.
"Il y a quelques personnes que je regrette d'avoir perdu de vue, tu en fais partie..."
Après quelque jours à échanger force mails et autres chats, et le courant semblant passer entre nous, la voila qui me soumet timidement l'idée folle qui la travaille : "j'ai besoin de vacances, de soleil, tu me prêterais un coin de canapé pendant les vacances de Noël ?"
Aussitôt dis, aussitôt fait, la voici qui débarque le samedi 22 décembre pour une courte, mais magique, semaine un peu surréaliste.
Une semaine... c'est particulièrement court ! Profitant de l'enchainement des jours fériés nous permettant de faire durer nos congés jusqu'à onze jours, William et moi avions décidé de retourner aux Saintes passer quelques jours sur la plage de Pont Pierre. Mais c'était autant de jours enlevés, pour Marie, à la découverte de l'île. Nous avons donc décidé d'en faire le plus possible...
Pour une fois, grâce à Marie, il y a un certain nombre de potos sur lesquelles je suis. Et puisqu'il faut rendre à César ce qui appartiens à César, j'ai marqué de ce sigle (*) les photos prises par la demoiselle.
Le premier jour, dimanche, fut consacré à la visite des chutes du carbet.
Enfin... essentiellement de la seconde... La rivière du carbet passe par trois grandes chutes et seule la seconde est facilement accessible pour un marcheur du dimanche.
Apres un moment passé à nous baigner dans une petite source d'eau chaude qui surgit comme par miracle au pied de la chute, nous nous sommes dirigés vers la première chute du carbet. Je savais que l'ascension serait un peu rude mais je n'imaginais pas à quel point. Au départ du chemin il était presque midi et nous n'avions même pas prévu d'eau. Bref, après une bonne heure d'ascension et croisant des gens nous avertissant que nous n'étions vraiment pas au bout de nos peines, nous avons décidé d'un commun accord que la ballade était suffisante et fait demi tour. J'aurai bien l'occasion d'y retourner un jour !!!
Ruines sur le chemin du retour
Lundi, nous sommes allés visiter Pointe à Pitre et acheter des hamacs...
Apres coup, j'ai regretté mais je n'ai pas du tout pensé à faire des photos de mon noël sous les cocotiers... Heureusement que Marie en a fait une !!!
Mardi, ballade en grande terre !!! On fait le tour des plus belles vues de l'île.
Petit Havre (c'est aussi sur cette plage que j'ai fait ma première photo de plage en Guadeloupe)
Sainte Anne. C'est le coin des belles plages de sable blanc, de l'eau turquoise sous des cocotiers superbes... C'est aussi le Club Med et les touristes...
Plage de Bois-Jolan. J'aime bien cette plage où l'on trouve aussi bien des touristes que des guadeloupéens. La barrière de corail protège entièrement la plage et crée ainsi un bassin peu profond et toujours calme...
J'ai beaucoup aimé l'image de cette petite pin-up en herbe totalement ignorée par les garçons plongés dans leur jeu...
La Pointe des Châteaux. L'extrême-est de l'ile s'avance à la rencontre de la mer et des alizées qui sans cesse viennent se jeter contre les rochers.
De cet endroit la Désirade semble toute proche...
La Petite Terre est à peine visible sur cette photo mais je tenais à la faire paraitre (cliquez pour agrandir). L'ancien phare domine cet archipel qui culmine sinon à 17 mètres.
Le lagon de la Porte d'Enfer, situé au nord, s'enfonce profondément dans les terres et la mer s’écrase sans cesse sur les falaises.
La Pointe de la Grande Vigie est le point le plus au nord de la Guadeloupe.
Immobile, comme un dragon de roche gardant son trésor... est-ce donc la Grande Vigie ?
Le coucher de soleil était particulièrement beau et, une fois la nuit tombée et les touristes partis, nous avons pu profiter de la sensation d'être seuls au monde...
La puissance de la mer contre les rochers en dessous de nous, créait une musique que le vent venait compléter pour nous envelopper dans sa liberté...
Nous avons passé trois jours aux Saintes, installés confortablement sous un carbet de la baie de Pont Pierre. Le temps n'était malheureusement pas au beau fixe et le vent nous dissuadait de passer des heures dans l'eau mais nous avons tout de même passé quelques moments particulièrement agréables sur cette plage "familiale".
Et, lorsque les touristes partis pour la nuit, nous profitions du silence, je retrouvais la même sensation de calme mélancolique qui m'envahis toujours lorsque je suis en mer.
On trouve ici des maisons décorées... comment dire... en se croirais en alsace !!!
Vivre sous un carbet, c'est génial et on pourrait croire qu'ici c'est suffisant... Mais lorsque on veut se balader, il faut bouger avec toutes des affaires !
Escapade sur l'ile...
Puis c'est le retour à la maison
Samedi, le dernier jour, c'était la visite du Nord Basse Terre.
Anse Tillet
J'y ai retrouvé Fureur, qui avait voyagé de la Martinique (te rappelles-tu, Nathan ?)
Grande Anse. C'est sur cette plage que je me suis essayé au bodyboard pour la première fois et aussi là où j'ai joué dans les plus gros rouleaux. Lorsque la houle viens du nord...
Un colibri se cache sur cette image. Sauras-tu le retrouver ?
Je zoome un peu...
Apres dégustation, ce gars fais de très bons planteurs ! (Bien sur, ça ne vaut pas ceux de Sylvie, la secrétaire de mon travail...)
Marie est une beatnik... qui s'est plantée de génération... un peu comme moi...
Malendure, la réserve Cousteau, où je plonge en général.
Ce ti male... il me rappelle quelqu'un mais qui ?
J'aime faire des photos d'enfants... ils ne sont pas dans le même monde que nous. Et si, d'aventure, il leur arrive de croiser notre regard, ils me donnent l'impression d'une sagesse qu'on a perdue
Dimanche, l'avion décolle et chacun retourne à sa vie... A bientôt Marie, à présent que nos chemins se sont croisé à nouveau, nous ne les laisseront pas, je l'espère, s'écarter trop longtemps... Mais laissons le temps au temps !
Salut mon tookie,
RépondreSupprimerTu ne vas pas y croire, je sais pas si ca vient du stress, du manque de sommeil, des photos magnifiques ou encore de ton histoire mais j'ai les larmes aux yeux ... Moi ... Krao ... qui pourrait le croire ???
Je pense que c'est un peu tout ça à la fois. Merci pour ce moment d'émotion et à bientôt j'espère.
Krao
ben dis donc, on est gatés en ce moment... ça fait plaisir de voir enfin les photos associés à l'histoire.
RépondreSupprimerL'important, c'est souvent ce qu'on ressent et non les difficultés qu'il peut y avoir et ce que la "raison" nous dit.
J't'adore, et Lyon sans toi, c pô pareil
Bisous
Amel
Ouais, c'est vrai, les photos sont superbes... une vraie incitation à venir y voir de plus près !
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