mardi 24 mars 2009

Voyage à la maison

Quand on y pense, partir en métropole pour voir la famille et les amis c'est un peu le voyage paradoxal. On rentre chez soi comme un touriste en sachant qu'on repartira bientôt pour revenir un jour...
Il y a tant de choses à faire ! De gens à voir ! J'ai couru partout et c'était souvent l'occasion de quelques clichés.

De passage à lyon. Les soirées semblent trop courtes pour fêter ça dignement, mais qu'à cela ne tienne : on dormira un autre jour !







Le lac de Miribel en août.







Mais on ne s'endort pas car il faut repartir ! Direction le sud cette fois-ci : sur les traces d'un certain voyage en vélo couché. On prend le même chemin, mais en voiture on ne mettra qu'une journée. C'est enfin l'occasion de souffler un peu et de profiter du paysage.

Ce panneau m'avait déjà marqué à mon premier passage. On a du mal à imaginer un salon de beauté perdu en rase campagne. Mais pourquoi pas ? Le premier hameau, Ponsas, est seulement à quelques kilomètres...



Sur la route on trouve parfois des noms de lieu peu communs... C'est pas moi qui suis tordu là !


(Clique pour voir en gros)

J'aime bien cette photo : on dirait qu'elle à été prise avec un grand angle mais c'est en réalité la route qui le prend (l'angle).



Petite pause polaroïd. Sans doute une des dernières car le fabricant à stoppé la production de ses fameux film magiques.



Un village médiéval accroché en bord de falaise. Retour à Beaufort sur Gervanne.





Et c'est les retrouvailles avec la tribu paternelle. Petite soirée dans un bar de Sisteron.









Profitons de l'occasion, puisqu'on est dans le sud, on pousse jusqu'à la Cité Fosséenne.





Non tu ne rêves pas : au dernier étage d'un immeuble, un magnifique plan de... une plante verte quoi.







A Périvoye, marquant la limite avec la propriété voisine, on trouve ce qu'on appelle des marnes. Sorte de mini canyons creusés dans le sol argileux et particulièrement friable. Il est de notoriété publique dans le pays qu'il faut se méfier des marnes en période humide. J'ai personnellement entendu l'histoire d'un paysan qui aurai failli finir englouti par un traitre glissement de terrain. Il parait même que son tracteur n'en serait pas ressorti. Perdu, corps et âme !

Mais là il fait beau et j'ai passé pas mal de temps enfant à jouer ici.













J'ai toujours été attiré par le visage de géant qui se dessine sur cette crête. J'avoue que j'ai déjà du le prendre en photo des dizaines de fois.



Le château d'Aurabelle, vu du cabanon de ma mère.







Retour à Périvoye avec Vie en VIP.













Peu (trop peu) de temps après je reprenais l'avion vers la Guadeloupe.
J'ai passé mon niveau 4 de plongée, puis j'ai tout de suite enchainé sur le MF1. J'ai à présent un peu moins de 3 ans pour terminer le monitorat. En attendant, pendant presque 4 mois j'ai plongé 5 jours par semaine, 3 fois par jour, vu des poissons de toutes sortes et vécu quelques aventures. Mais je te raconterai ça plus tard ;)

Marie devait me rejoindre quelques temps plus tard mais la vie fait que nos chemins se sont écartés. Nous avions brulé la vie par les deux bouts à chacune de nos entrevues, nous nous sommes fait du bien, et du mal. Sans nous en douter, ces vacances annonçaient les dernier éclats d'un amour trop brûlant. Adieu petite flamme.

mercredi 4 mars 2009

Dominique

Je me souviens à mon arrivée en Guadeloupe, d'avoir été frappé par la façon dont les gens d'ici communiquent. Ou plutôt, par contraste, de la façon dont les métropolitains ne communiquent pas. Dans la rue, les regards se croisent, des sourires s'échangent, les "bonjour" viennent naturellement.
A mon arrivée en Dominique où Annie et Stéphane m'ont emmené en vacances, c'est encore une fois le même contraste qui m'a frappé. Si tant est qu'il soit possible de l'imaginer les Dominicais y marquent un échelon de plus. Et si je n'avais pas envie d'éviter un lieu commun trop entendu je dirai : "Mon dieu ! Ce que les vrai gens locaux de Dominique sont accueillants !"
J'imagine plutôt qu'en comparaison la vie en France doit paraitre bien froide et solitaire aux yeux des nouveaux venus.

On me fait signe de préciser que c'est en Dominique que nous sommes allés. Et on parle bien des Dominicais. La République Dominicaine, c'est l'autre moitié de Haïti, c'est des Dominicains et c'est un contexte différent...
Et puis La Dominique c'est moins loin !







Après quelques longues heures d'attente à l'aéroport nous survolons enfin la Guadeloupe. Le relief que j'aperçois sous nos pieds prend un autre sens que lors de mon atterrissage il y déjà six mois et je prend conscience que je connais mon île. Ce qui n'était que des plis du terrain a un nom. J'ai roulé sur les voies qui les traversent, je me suis baigné sous ces cascades, j'ai marché dans ces forêts. C'est la première fois que je vois réellement l'île.

Je t'ai parlé souvent des Saintes et de Pompierre la plage où j'aime dormir. C'est elle qui forme la grande baie presque fermée tout en bas de la photo.



Atterrissage à l'aéroport de Roseau. Le soir tombe et il nous aura fallu tout une journée pour effectuer une petite heure de vol à un prix exorbitant. La compagnie profite de son bref monopole puisque le seul bateau qui fait la jonction est en cours de réparation.
Bah ! Il faut toujours une ombre au tableau... C'est l'ombre qui donne le relief.



Les rues de la capitale le soir sont animées, un peu mal famées, musicales et colorées.



Le reggae sort par toute les portes. Passer chez le coiffeur semble ici être un sport national au même titre que le criquet. Les coiffeurs sont partout, ambiance garantie !



La Dominique est bien plus sauvage que la Guadeloupe. Ici la forêt est partout et bien mieux préservée. Il reste des oiseaux et je m'émerveille à les écouter chanter au cours de nos marches.
C'est l'île de la ballade en forêt. Toutes les traces sont entretenues, nettoyées et des marches de bois maintiennent chaque pente.



La nature, c'est le point fort de cette île. Ses habitants le savent et tentent de la préserver tout en se plaçant comme la première île des Antilles à développer l'écotourisme.





C'est une île roots, une île de rastas... et peut être que mon look aide un peu à attirer cette sympathie qui m'a tant frappée au premier abord.





L'éléphant bleu migrateur... Rare et précieux !











Commonwealth oblige : conduite à gauche !!! Il m'a fallu acheter un permis de conduire et perdre quelques automatismes bien ancrés avant de desserrer les fesses à chaque virage. L'état des routes explique le 4x4 et certains villages ne sont reliés à la route que depuis peu.












Manman Amadou doudou folie !













Roseau... quand je te dis que c'est une ile de rastas !



Les cyclones font parfois des ravages surprenants comme ce baobab qui s'est écrasé sur un bus scolaire vide et qui continue malgré tout à pousser depuis 30 ans





Ce parc réputé pour son bus-baobab renferme aussi le terrain de cricket officiel de l'île et quelque arbres absolument mirobolifiques ! Le petit point rouge au pied de l'arbre, c'est la voiture... (clique pour voir en grand)







Visite d'un fort en rénovation.











Une belle collec' de billes non ?





Instant volé d'un autre temps, ribambelle de gamins fesses à l'air jouant avec les vagues.





Tout au nord de l'île , peu à peu la route s'arrête, reprend et disparaît... On suit encore un moment à pied ce chemin de bout du monde mais le soir tombe et le retour prendra du temps.





SI SI ! Je t'assure ! On voit la Guadeloupe !
(clique si tu me crois pas !)



Boa constrictor géant ou centrale hydroélectrique ? Nous sommes sur le chemin du Boiling Lake.
Un lac d'eau bouillante caché en pleine montagne, un des seuls au monde et un mystère de la géologie. Pour y accéder, un guide est fortement recommandé. Non que le chemin soit compliqué car ici même un sourd-muet pourrait se balader les yeux fermés. Mais certains dangers peuvent surprendre le touriste imprudent au creux de la "Valley of desolation". Car le seul chemin encore répertorié par lequel on peut accéder au lac la traverse... Americain bouilli ce soir les amis ?



Ici les coques les plus ternes peuvent cacher des fruits aux couleurs éclatantes.



Des escaliers... partout... toujours...



Voici au loin la Vallée de la Désolation !



La descente aux enfers...



Fumerolles, geysers, eau noirâtre et bouillonnante...





La sorcière retrouverait elle de vieux souvenirs ?







Chose étrange, au sortir de la vallée l'eau qui s'en écoule est parfaitement blanche. Surnaturelle.





Encore un col et le lac apparait enfin... Plongé dedans, un homme cuirait en moins de trois minutes !!





Au retour, notre guide nous avoue enfin que l'eau blanche n'est pas le moins du monde dangereuse. Malin, il sait qu'une fois dans l'eau chaude il aurait été fatiguant pour lui de nous faire sortir pour finir la ballade.



Retour en sens inverse, par l'autre bord de la Valley of Desolation







Cristaux de soufre



Mini demoiselles coiffées





Boue bouillante



Le retour est sans histoire et c'est fatigué mais heureux que nous atteignons enfin notre point de départ et la Titou Gorge, une faille creusée par la rivière au creux des rochers. L'eau y est glacée et le passage de quelques mètres de large qui remonte jusqu'à la cascade tout au fond est parfois assez resserré pour s'appuyer sur les deux bord à la fois.
Pour récompenser les courageux, une petite source d'eau chaude viens aussi se jeter dans le bassin.





Changement de logement, nous quittons Roseau pour Rosalie Forest, sur la côte est. Ici un anglais sympa est venu installer des cabanes dans les arbres. L'eau est montée à dos d'ânes à partir de la rivière en contrebas et l'électricité n'existe pas. Les repas préparés par les employés sont pris en communauté et parfois chacun y ajoute un peu du sien.











Visite de la côte est, je maîtrise enfin la conduite à gauche. C'est au retour en Guadeloupe que ça deviendra un peu embrouillé tout ça.



The Emerald Lake











La légende raconte qu'il y a très longtemps les serpents n'existaient pas sur Wai'tu kubuli. Le premier serpent Tête-Chien, le Boa Constrictor, serait sorti de la mer par cet escalier mystérieux.







La Dominique est aussi un des derniers endroit où l'on peut officiellement rencontrer des indiens Caraïbes. Leur territoire d'une quinzaine de km² leur à été cédé par la couronne Britannique en 1905 et ils élisent leur propre chef. Même si les mariages s'effectuent entre les deux communautés, leurs traits restent suffisamment marqués pour que le changement de territoire soit évident.







Maison dans les arbres à la lumière des bougies.



Le séjour touche à sa fin, une dernière ballade pour atteindre une crique isolée où, parait-il une cascade se jette directement dans la mer...



Le parcours est périlleux...



Mais le resultat à la hauteur de notre imagination.




(ici le zoom n'est pas obligatoire)






Retour en Guadeloupe dans le minibus volant. Tout au plus une vingtaine de places assises.
C'est bientôt le départ. Merci Maman. Merci Stéphane. J'ai été heureux de vous avoir pour tout un mois tout à moi.