mercredi 22 juillet 2009

Week-end en Provence

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Quelque jours dans le sud, pour partager avec mes amis une part de ma vie.
Mon père habite non loin de Sisteron, aux portes du Dauphiné, dans la vallée du Jabron.





La citadelle de Sisteron est un endroit révé pour des grands enfant comme nous et nous avons parcourus ses couloirs labyrinthiques, élaborant des stratégies et imaginant les moyens de la prendre d'assaut.











Au nord, le Dauphiné et les Alpes...





Au sud, la Provence.





Visite du Vieux Noyer dont l'église est classée







Un panorama de la vallée du Jabron.

















Mon frère à la forge.




mardi 21 juillet 2009

Bougès en Cévennes

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Certains l'auront sans doute remarqué, j'ai décidé de relooker un peu le blog avec une nouvelle bannière. C'est un panorama de la vue que l'on a depuis le village de Bougès. Je compte faire évoluer cette partie du blog au fur et à mesure de mes voyages... Une manière de donner le ton !



Bougès est le village de ma famille maternelle. Il se trouve au bout d'un long cul-de-sac, au cœur du parc des Cévennes et reste préserve aussi bien des visiteurs que de ses habitants. C'est un lieu magique, hors du temps, où l'on peut se retirer lorsque l'envie nous prend de profiter du calme de la montagne.





On trouve dans le paysage les traces anciennes de la présence humaine. Nos ancêtre ont toujours cultivé ces terres, depuis le néolitique, depuis les mystérieuses tribus qui dressèrent dolmens et menhirs. La terre efface peu à peu les terrasses et murets, traces du patient labeur de ces générations d'hommes qui s'évanouissent, oublié par le progrès.















Traditionnellement, même si ce n'est que pour revoir encore et toujours le même paysage, on ne peut pas séjourner à Bougés sans monter une fois à la quille pour y déposer une pierre. Ce grand cairn qui ressemble à un gros bonhomme lorsqu'on le voit de loin, servait sans doute de point de repère aux habitants de la région.











Voici enfin l'arrivée au but de notre ballade et la vue sur les montagnes qui paraissent si proches.





Le soir tombe sur le village. Le soleil y pose délicatement la lumière dorée de ses derniers rayons.















Une autre de mes destinations favorites, le petit ruisseau du Sistre qui charrie, hiver comme été, une eau glaciale au creux d'un des derniers bois de fayards tortueux.













L'entrée dans le village, au retour de la marche.











La souce qui alimente le village est captée au fond d'un vieux tunnel construit de main d'homme et entièrement étayé de lauzes. Il étais possible autrefois de parcourir le tunnel sur tout sa longueur mais à présent il s'affaisse lentement et inexorablement les parois se rapprochent.



Un dernier coup d'œil sur les toits avant de retrouver la civilisation. C'est un endroit hors du temps...



jeudi 16 juillet 2009

Pologne

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A peine parti de chez mes grand parents, je rejoignais ma chorale, à Lyon, pour un voyage en Pologne sous le signe de la musique !
Mais à tout prendre, et puisque Berlin se trouve sur le route, pourquoi ne pas y faire escale ?
Deux jours dans cette ville, c'est juste assez pour seulement donner l'eau à la bouche. J'ai connu quelqu'un qui m'a dit un jour que je devait absolument aller en Allemagne. Elle avait raison. J'ai senti, dans cette ville un état d'esprit différent qui m'a donné envie d'en savoir plus. J'aurai aimé avoir un guide pour me glisser dans le vrai Berlin, alors que je n'ai pu que le survoler.
Peut être un jour futur ?





Je disais précédemment qu'on trouve dans les grandes villes, des personnalités. Des gens beaux à travers les stigmates que la vie à laissé sur leur peau et qui transparaissent au yeux de qui sait les voir. C'est pour moi des êtres un peut à part, souvent dans leur monde à eux et qui paraissent apporter un message que personne n'entend.





Le Tiergarten est un océan de verdure en plein milieu de la capitale où l'on peut parfois s'imaginer loin de la ville dans une forêt domaniale.









Oui, en effet... je confirme : il est à poil. Tu a bien vu ! (Non je ne parle pas de la statue du chien en dessous)









Avec la chaleur du printemps, les barbecues poussent comme des champignons à l'automne. C'est tout une partie du parc qui est envahie par une odeur de saucisse grillée, douce au nez du touriste affamé.





Alors que voici au complet, s'éloignant presque au pas, notre petit groupe d'anciens. Les seuls survivants de la chorale que j'ai connue avant de quitter l'Insa.



Juste aux portes de l'ancien bloc de l'est, à coté de la Brandenburger Tor, un mémorial. Ici la seconde guerre mondiale reste omniprésente. Autant à travers les monuments et les musés qu'à travers l'architecture hétéroclite, mélange d'ancien et de neuf. Après les bombardements... Mais c'est vieux tout ça !









Derrière la porte, côté est, une grande place : Pariser platz. Hautement touristique, on y trouve des fournisseurs d'authentiques papiers d'identité d'époque, des mimes et des groupes de musique, des vraies fausses statues de soldat qui ne bougent absolument pas et des touristes en calèche...



















La ballade continue, on veut voir le Berliner Mauer, le fameux...





Je plains encore le pauvre photographe de mode qui s'est pris les pieds dans un fil en cherchant à rattraper un réflecteur emporté par le vent... Il l'a eu son réflecteur, mais il sera bon pour un nouveau projecteur !











Les grafs... Un sujet intéressant qu'il faudra que je creuse. Une réelle forme d'art qui me parle beaucoup et Berlin, avec son mur, en est à mes yeux la capitale historique.







Voici enfin le mur... Il n'a pourtant l'air de rien comme ça... Il est usé.





Quelques tronçons ont été mis à l'abri du vandalisme lent de dizaines d'années de passage et de morceaux souvenirs, alors qu'en face du musé, une portion du no man's land qu'il entourait à été reconstitué.







Petit moment de franche rigolade dans le métro Berlinois.





Second jour. Tout proche de la porte de Brandebourg, le mémorial aux juifs assassinés d'Europe m'a fasciné par les formes géométriques de ses 2711 stèles au hauteurs variées. On pourrait se perdre dans ce labyrinthe.



Sous le champs de stèles, la Place de l'Information, recense toute les victimes juives de la guerre.
Certains textes sont plus que touchants, comme cet extrait de lettre d'un enfant à son père.
Mais je n'ai pas pu rester longtemps et je me demande comment les allemands d'aujourd'hui vivent avec le poids de la culpabilité que fait peser l'omniprésence des ces mémoires... Un vaste sujet que je ne traiterai sans doute pas ici.









Le dôme de la cathédrale Sainte-Edwige





Une montagne de bretzels, en face du Berliner Dom













Le Pergamon Museum. Un musée à part et intéressant. Il est possible de le visiter de façon rapide en ne s'arrêtant que sur les œuvres principales ou bien de passer des heures à observer chacune d'entre elles sans s'ennuyer une seconde. Leur spécialité ? La reconstitution, grandeur nature, des portes de la cité. C'est tellement immense qu'en photo la maquette rend mieux !







Au soir du deuxième jour. Arrivée à Szczecin (n'essaiyez pas de le prononcer...) et restaurant Polonais en groupe. Pour notre séjour nous seront guidé par Mieteck, notre correspondant au CHAPS, la chorale qui nous a invité.









Troisième jour, Visite guidé de la ville.







Historiquement, Szczecin est un port et ses chantiers navaux marquent la ville, comme ce mat de paquebot sur une place non loin de notre hotel.







C'est au chateau du duc de Szczecin que nous donnerons notre concert principal, dans une ambiance terrible, la foule en délire, debout, entonnant à pleine voix leurs chants préférés ! J'exagère à peine.















La salle de concert, en revanche restera le souvenir difficile d'une acoustique... étrange. Personnellement j'avais même du mal à entendre mes voisins, sans parler de l'orgue. Je ne te dis pas la harpe... Mais dans le public, le son paraissait bon. Alors, que demande le peuple ?





Dans les églises, les polonais n'ont pas cette peur de faire le moindre bruit. J'en ai entendu quelques-uns discuter sans prendre la peine de vraiment baisser la voix. Il parait que la coutume veut que les groupes se mettent en cercle pour entonner des chants. J'aime beaucoup cet état d'esprit qui fait de leur lieu de culte une place agréable à vivre et accueillante, au contraire de nos froides et austères églises où tout semble interdit. Il parait que c'est pas tout à fait la même religion : ils sont orthodoxes...











Un autre endroit où nous avons passé finalement beaucoup de temps : le centre commercial (honte sur nous)



Quatrième jour. Nous continuons la visite seuls et la tour du musée national nous offre une vue splendide sur la ville, les rives de la rivière Oder et les innombrables grue des chantier navaux.



















Ark ! Un immonde cafard !






Cinquième jour. Destination Miedzyzdroje (à tes souhaits) pour une messe au cours de laquelle nous chanterons une partie de notre répertoire. Ma première messe, et une expérience intéressante. Même en polonais !
Première escale dans une ville dont le nom m'a echappé. On visite l'église lorsque notre organiste comprend qu'on lui offre la possibilité de jouer de son instrument. L'orgue de cette église est un vrai bijou, parait-il. Nous chantons pour l'accompagner. Je profite d'un petit moment pour réaliser un vieux rêve : que trouve-t-on dans les clochers des églises ? Les nôtres sont toujours fermés et interdits au public. C'est ce parfum d'interdit qui me fait battre le cœur lorsque je monte l'étroit escalier qui mène aux majestueuses cloches, qui continue jusqu'au mécanisme de l'horloge et enfin au sommet où j'ai vue sur les toits de la ville.











Le jardin du cloitre nous est ouvert pour un moment. Nous somme réellement honorés.



















La seconde escale pour visiter un parc à bisons nous permettra surtout de marcher dans la une forêt de grands conifères. Dans nos esprits, la Taïga n'est pas loin. En fait de bisons nous ne verrons que quelque animaux fatigués, des aigles en cage, un sanglier... Une bien longue ballade pour un si petit parc.



Miedzyzdroje est juste au bord de la mer Baltique. Je m'y suis jeté avec au coeur la ferme intention d'y nager vigoureusement malgré le froid. La mer, enfin ! Depuis mon départ de Guadeloupe je ne l'avais plus vue ! Lorsque mon premier élan s'est essoufflé j'avais de l'eau jusqu'aux chevilles... et, curieusement, plus aucune sensation dans les orteils. Moins de 10°C à vue de pieds, on apprend vite à réfléchir dans ces rudes contrées.

Alors que de son côté Chopin fais craquer les filles... Les musiciens sont des gens étranges !





Cinquième jour. Dernière visite de la ville. On découvre enfin un marché semi-couvert où l'on trouve de tout pour vraiment pas cher. Trop tard, j'ai dépensé tous mes sous...
Toujours ces églises orthodoxes qui nous surprennent. Celle ci à conservé sa peinture. Un bleu nuit magnifique.







Dernier soir, le CHAPS nous à préparé une petite fête. Le retour à l'hôtel restera à jamais brumeux et la matinée du lendemain.. ouch ! En revanche les 20 heures de bus du retour sont passées très vite...







mercredi 15 juillet 2009

Racines et Poitou

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Il y a un avantage indéniable à se trouver au chômage : tout les temps qui n'est pas consacré à la recherche d'emploi se trouve être du temps libre. Et ça fait somme toute un certain nombre d'heure par jour. Mais il y a surtout quelques inconvénients : l'argent qui servirait à occuper efficacement ce temps libre à des activités de loisir semble étrangement faire défaut...
Il y a aussi le souci de la disponibilité lorsque l'on se doit de pouvoir répondre le plus rapidement possible à toute offre.
Mais malgré tout on arrive à se ménager quelques voyages (pauvres de nous...).



Je garde le contact de loin en loin avec mes grands parents paternels et c'est toujours un plaisir de retourner les voir dans leur maison. Un doux mélange paix et de nostalgie d'enfance.



Je suis tombé sur un vieux pied d'appareil photo qui m'a permis de m'essayer aux longues poses nocturnes. Le résultat sur les couleur me semble intéressant. Je continuerais à étudier le sujet.



Le soleil matinal brille sur les fleur du jardin et nous nous préparons doucement à partir à la pêche. Cette vieille passion que mon frère et mon père partagent avec mes grand parents (et avec presque tout le reste de ma famille) m'a toujours laissé un peu dubitatif. L'eau c'est fait pour se baigner, et les poisson... je préfère rester à leur parler un peu avant de remonter à la surface.





La chasse au lombric est réservée à un public averti. On ne compte plus les histoires d'untel, mal préparé, qui perdit un bras lors de l'attaque désespérée d'un des ces monstres acculés, ou d'un autre qui faillit périr étouffé par son étreinte mortelle...





Les pêcheurs se préparent... Moi j'aime bien les fleurs. Tiens, des tulipes sauvages ! Je n'en avais jamais vu.



Ce petit terrain qui borde la Vonne a vu notre enfance se dérouler sans jamais vraiment changer : une cabane en bois pour pic-niquer l'été, un puits, une barque pour flâner sur la rivière large et calme à cet endroit...

















C'est dans les rapides, en aval que mes deux pêcheurs vont lancer leurs ligne. La seul fois où je m'y essaierai sera pour accrocher mon hameçon au fond et rapporter une magnifique... algue.





Je suis moqueur mais j'aime particulièrement ces moments de calme et de silence attentif. Je les associe à mon père, à mon frère, aux heures où je démêlais le nylon qu'il accrochais aux branches, aux leçons pour apprendre à marcher comme un sioux et surprendre le poisson...









Le fier pêcheur et sa (succulente) prise !







Je n'ai pu passer que quelque jours là-haut mais je me suis détendu et j'ai vraiment aimé me retrouver en famille et apprecier la compagnie des gens que j'aime. J'espère y retourner bientôt !

mardi 14 juillet 2009

Vie de Lyon

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Le beaux jours de retour, c'est l'occasion d'aller chasser les trésors que recèle cette vieille ville de Lyon. Je l'ai déjà parcourue souvent en vélo, mais somme toute je ne l'ai presque jamais visitée comme un touriste (c'est d'un classique... navrant).



"On se retrouve sous le cul du cheval ?"
Bellcour est une place où je pourrais sans doute passer des heures. Un peu comme dans une gare où l'on observe les petits drames et les grands moments du quotidien.







La Dame de Lyon, Fourvière, La basilique... D'ici on pourrait croire un navire fendant les flots figés d'une vague immense. Est-ce comme ça que l'ont imaginée ses bâtisseurs ?



Ce que j'apprécie particulièrement dans les ville c'est que l'on y rencontre des personnes hors du commun. C'est ces gens là, qui m'attirent et que j'aime photographier. J'aimerai pouvoir les suivre un moment, connaitre un peu de leur vie, qui ils rencontrent...













Lyon et ses traboules. Certaines sont mises en valeur, d'autres au contraire, usées par le temps, se camouflent dans le gris clos des arrière-cours.





J'ai depuis longtemps le projet, ou le rêve, d'habiter sur les pentes du vieux Lyon. Ce quartier et ses ruelles emplies d'histoire semble vibrer d'une vie qui lui est propre.





De grandes pièces étagées dans une maison d'artiste, des tentures sur les murs, une cabane pour toute chambre, une tour ouverte pour se réveiller le matin en observant la ville, une place où réaliser mes délires artisanaux, un bric à brac que seul quelques années de brocantage peuvent amasser... Ça pourrait être ici, qui sait ?









Les quais de Saône sont totalement différent de ceux du Rhone, à quelques dizaines de mètres de là. Comme influencés par la rivière qu'ils bordent, ils sont calmes et prolongent ce quartier d'artiste que nous venons de quitter pour plonger à nouveau dans la ville.









Pour qui apprécie les vieux livres et l'odeur d'encre et de poussière, c'est un endroit rêvé que celui des bouquinistes. J'y passerai de longs moments avant de reprendre le chemin de chez moi.



C'est étrange de se trouver dans cette petite foule de marché où chacun semble silencieux et absorbé par un livre. Une ambiance de bibliothèque, à la lumière du jour...
























lundi 13 juillet 2009

Marché au Tonkin

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Vu de ma fenêtre.

Un dimanche matin,
Les cris me réveillent,
Des odeurs m'assaillent,
Les vibrations des camions
Me tirent de mon abri douillet.
De mes draps...
Le soleil se lève et pour lui souhaiter la bienvenue,
Les cris des marchands donneront vie à la rue.
C'est la danse qui commence...























dimanche 12 juillet 2009

Parménie

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Depuis mon départ de France, j'avais mis de côté le chant chorale. Non qu'il n'y aie pas de très bons chœurs en Guadeloupe, mais j'ai plutôt préféré me consacrer à d'autre activités. Bien sur, dès mon retour à Lyon on m'a sauté dessus pour que je reprenne ! Un homme de plus dans un chœur ce n'est jamais négligeable. Le programme de cette année que j'ai prise en cours : Le Requiem de John Rutter. Une pièce assez difficile et une assez bonne réussite au final.
Chaque année des "Week-ends chorale" ont lieu et la plupart du temps à Notre-Dame de Parménie. Une petite confrérie pas loin de Grenoble, retirée en haut d'une colline et qui offre la possibilité de louer un dortoir et une grande salle pour répéter.