jeudi 16 juillet 2009

Pologne

Album

A peine parti de chez mes grand parents, je rejoignais ma chorale, à Lyon, pour un voyage en Pologne sous le signe de la musique !
Mais à tout prendre, et puisque Berlin se trouve sur le route, pourquoi ne pas y faire escale ?
Deux jours dans cette ville, c'est juste assez pour seulement donner l'eau à la bouche. J'ai connu quelqu'un qui m'a dit un jour que je devait absolument aller en Allemagne. Elle avait raison. J'ai senti, dans cette ville un état d'esprit différent qui m'a donné envie d'en savoir plus. J'aurai aimé avoir un guide pour me glisser dans le vrai Berlin, alors que je n'ai pu que le survoler.
Peut être un jour futur ?





Je disais précédemment qu'on trouve dans les grandes villes, des personnalités. Des gens beaux à travers les stigmates que la vie à laissé sur leur peau et qui transparaissent au yeux de qui sait les voir. C'est pour moi des êtres un peut à part, souvent dans leur monde à eux et qui paraissent apporter un message que personne n'entend.





Le Tiergarten est un océan de verdure en plein milieu de la capitale où l'on peut parfois s'imaginer loin de la ville dans une forêt domaniale.









Oui, en effet... je confirme : il est à poil. Tu a bien vu ! (Non je ne parle pas de la statue du chien en dessous)









Avec la chaleur du printemps, les barbecues poussent comme des champignons à l'automne. C'est tout une partie du parc qui est envahie par une odeur de saucisse grillée, douce au nez du touriste affamé.





Alors que voici au complet, s'éloignant presque au pas, notre petit groupe d'anciens. Les seuls survivants de la chorale que j'ai connue avant de quitter l'Insa.



Juste aux portes de l'ancien bloc de l'est, à coté de la Brandenburger Tor, un mémorial. Ici la seconde guerre mondiale reste omniprésente. Autant à travers les monuments et les musés qu'à travers l'architecture hétéroclite, mélange d'ancien et de neuf. Après les bombardements... Mais c'est vieux tout ça !









Derrière la porte, côté est, une grande place : Pariser platz. Hautement touristique, on y trouve des fournisseurs d'authentiques papiers d'identité d'époque, des mimes et des groupes de musique, des vraies fausses statues de soldat qui ne bougent absolument pas et des touristes en calèche...



















La ballade continue, on veut voir le Berliner Mauer, le fameux...





Je plains encore le pauvre photographe de mode qui s'est pris les pieds dans un fil en cherchant à rattraper un réflecteur emporté par le vent... Il l'a eu son réflecteur, mais il sera bon pour un nouveau projecteur !











Les grafs... Un sujet intéressant qu'il faudra que je creuse. Une réelle forme d'art qui me parle beaucoup et Berlin, avec son mur, en est à mes yeux la capitale historique.







Voici enfin le mur... Il n'a pourtant l'air de rien comme ça... Il est usé.





Quelques tronçons ont été mis à l'abri du vandalisme lent de dizaines d'années de passage et de morceaux souvenirs, alors qu'en face du musé, une portion du no man's land qu'il entourait à été reconstitué.







Petit moment de franche rigolade dans le métro Berlinois.





Second jour. Tout proche de la porte de Brandebourg, le mémorial aux juifs assassinés d'Europe m'a fasciné par les formes géométriques de ses 2711 stèles au hauteurs variées. On pourrait se perdre dans ce labyrinthe.



Sous le champs de stèles, la Place de l'Information, recense toute les victimes juives de la guerre.
Certains textes sont plus que touchants, comme cet extrait de lettre d'un enfant à son père.
Mais je n'ai pas pu rester longtemps et je me demande comment les allemands d'aujourd'hui vivent avec le poids de la culpabilité que fait peser l'omniprésence des ces mémoires... Un vaste sujet que je ne traiterai sans doute pas ici.









Le dôme de la cathédrale Sainte-Edwige





Une montagne de bretzels, en face du Berliner Dom













Le Pergamon Museum. Un musée à part et intéressant. Il est possible de le visiter de façon rapide en ne s'arrêtant que sur les œuvres principales ou bien de passer des heures à observer chacune d'entre elles sans s'ennuyer une seconde. Leur spécialité ? La reconstitution, grandeur nature, des portes de la cité. C'est tellement immense qu'en photo la maquette rend mieux !







Au soir du deuxième jour. Arrivée à Szczecin (n'essaiyez pas de le prononcer...) et restaurant Polonais en groupe. Pour notre séjour nous seront guidé par Mieteck, notre correspondant au CHAPS, la chorale qui nous a invité.









Troisième jour, Visite guidé de la ville.







Historiquement, Szczecin est un port et ses chantiers navaux marquent la ville, comme ce mat de paquebot sur une place non loin de notre hotel.







C'est au chateau du duc de Szczecin que nous donnerons notre concert principal, dans une ambiance terrible, la foule en délire, debout, entonnant à pleine voix leurs chants préférés ! J'exagère à peine.















La salle de concert, en revanche restera le souvenir difficile d'une acoustique... étrange. Personnellement j'avais même du mal à entendre mes voisins, sans parler de l'orgue. Je ne te dis pas la harpe... Mais dans le public, le son paraissait bon. Alors, que demande le peuple ?





Dans les églises, les polonais n'ont pas cette peur de faire le moindre bruit. J'en ai entendu quelques-uns discuter sans prendre la peine de vraiment baisser la voix. Il parait que la coutume veut que les groupes se mettent en cercle pour entonner des chants. J'aime beaucoup cet état d'esprit qui fait de leur lieu de culte une place agréable à vivre et accueillante, au contraire de nos froides et austères églises où tout semble interdit. Il parait que c'est pas tout à fait la même religion : ils sont orthodoxes...











Un autre endroit où nous avons passé finalement beaucoup de temps : le centre commercial (honte sur nous)



Quatrième jour. Nous continuons la visite seuls et la tour du musée national nous offre une vue splendide sur la ville, les rives de la rivière Oder et les innombrables grue des chantier navaux.



















Ark ! Un immonde cafard !






Cinquième jour. Destination Miedzyzdroje (à tes souhaits) pour une messe au cours de laquelle nous chanterons une partie de notre répertoire. Ma première messe, et une expérience intéressante. Même en polonais !
Première escale dans une ville dont le nom m'a echappé. On visite l'église lorsque notre organiste comprend qu'on lui offre la possibilité de jouer de son instrument. L'orgue de cette église est un vrai bijou, parait-il. Nous chantons pour l'accompagner. Je profite d'un petit moment pour réaliser un vieux rêve : que trouve-t-on dans les clochers des églises ? Les nôtres sont toujours fermés et interdits au public. C'est ce parfum d'interdit qui me fait battre le cœur lorsque je monte l'étroit escalier qui mène aux majestueuses cloches, qui continue jusqu'au mécanisme de l'horloge et enfin au sommet où j'ai vue sur les toits de la ville.











Le jardin du cloitre nous est ouvert pour un moment. Nous somme réellement honorés.



















La seconde escale pour visiter un parc à bisons nous permettra surtout de marcher dans la une forêt de grands conifères. Dans nos esprits, la Taïga n'est pas loin. En fait de bisons nous ne verrons que quelque animaux fatigués, des aigles en cage, un sanglier... Une bien longue ballade pour un si petit parc.



Miedzyzdroje est juste au bord de la mer Baltique. Je m'y suis jeté avec au coeur la ferme intention d'y nager vigoureusement malgré le froid. La mer, enfin ! Depuis mon départ de Guadeloupe je ne l'avais plus vue ! Lorsque mon premier élan s'est essoufflé j'avais de l'eau jusqu'aux chevilles... et, curieusement, plus aucune sensation dans les orteils. Moins de 10°C à vue de pieds, on apprend vite à réfléchir dans ces rudes contrées.

Alors que de son côté Chopin fais craquer les filles... Les musiciens sont des gens étranges !





Cinquième jour. Dernière visite de la ville. On découvre enfin un marché semi-couvert où l'on trouve de tout pour vraiment pas cher. Trop tard, j'ai dépensé tous mes sous...
Toujours ces églises orthodoxes qui nous surprennent. Celle ci à conservé sa peinture. Un bleu nuit magnifique.







Dernier soir, le CHAPS nous à préparé une petite fête. Le retour à l'hôtel restera à jamais brumeux et la matinée du lendemain.. ouch ! En revanche les 20 heures de bus du retour sont passées très vite...







Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire