vendredi 21 décembre 2007

Lyon Perivoye en Vélo Couché

Départ direction Perivoye, chez mon père, dans le sud et en vélo couché : c’est mon premier voyage avec mon Bent et un bon test, aussi bien pour lui que pour moi.

Extraits de mon journal de bord :
Jour 1 : Samedi Départ de Lyon
Arrivée : Chaponost Kms : 17.33 Tps : 01H07’18 HD : 17H20 HA : 19H30
Je passe dire au revoir à maman et Stéphane avant mon départ. C’est une journée d’échauffement. Ma chaine me lâche en route et je dois réparer.

Jour 2 : Dimanche, Kms : 99.08, Tps : 05H23’25
Arrivée : Laveyron Kms : 116.41 Tps : 06H30’43 HD : 07H00 HA : 17H45
Passage a Vienne. Souvenirs… Je fais mes courses de midi à Sainte colombe, chez Bannette et aux Jardins de Provence. Comme au bon vieux temps du lycée…





J’avance bien et j’envisage même d’arriver dans le Royan avant la nuit (je me rends vite compte que c’est un peu dingue… 180 bornes en un jour et chargé comme un mulet !)
Globalement, je suis les berges du Rhône. Je glane quelques pêches pour mon goûter. Et malgré une petite erreur de parcours qui m’envoie sur la bande d’arret d’urgence d’une voie rapide pendant 5 kilomètres, j’arrive sans encombre à Laveyron où je décide de me poser. C’est mon premier soir de camping ! Zen…







Je regarde le soleil descendre lentement sur l’horizon… J’écoute la nature… En fait, je ne le sais pas encore mais je me trouve dans une sorte de petite enclave, loin de la route, où il reste une forêt… et des animaux…



Il y avait toute la famille...

Jour 3 : Lundi, Kms : 0.0, Tps : 00H00’00
Arrivée : Laveyron Kms : 116.41 Tps : 06H30’43 HD : Null HA : Null
Apres une bonne nuit de sommeil, je m’apprête à repartir, mais ma roue est crevée… Je répare, je regonfle et… PAN ! Irréparable ! Et évidemment je n’avais pas prévu d’avoir à changer ma chambre à air >:@
Bien décidé à partir en stop au village le plus proche, je cherche un endroit où laisser mon vélo… il est 7heures du matin et tout le monde dors.

Maman m’a attribué, suite à cet épisode, l’invention d’une technique pour rencontrer les gens. J’avoue que sur le moment je voulais juste cacher mon vélo.
Mais en y réfléchissant, c’est une technique qui peut parfois aider. Partant du principe que les gens font leur maison à leur image, une maison sans clôture, un portail ouvert, mèneront sans doute à quelqu’un d’accueillant…

Juste au dessus de mon campement, je trouve un chemin qui mène à une ancienne ferme. Comme personne ne semble éveillé, je cache mes sacs au fond d’un hangar, je laisse un mot sur mon vélo et, avisant un robinet, je décide de « voler » un peu d’eau pour la route en me disant que je m’excuserai à mon retour… C’est évidemment à ce moment précis que les volets s’ouvrent ! LE FLAG !!! Je ferme le robinet précipitamment, j’enlève mon chapeau (c’est une femme) et je me lance dans de confuses explications… :s La femme disparaît, pas réveillée… Son mec se montre, j’ai eu le temps de reprendre une contenance et je lui explique mon problème… Mais pas de problème ! Attends tu ne vas pas partir comme ça ! J’enfile un truc et je t’accompagne ! Tu prends un thé avec nous ?
Franck et Laura ont un fils Aël, qui n’a pas un an. Ils sont tous les deux dans l’aviation (pilote et hôtesse) mais au chômage et ils sont sur le départ : ils partent en Polynésie dans peu de temps. Le courant passe tout de suite !
Les magasins sont fermés, on est lundi… Alors je suis invité ! On passe la journée à parler, se raconter nos vie. On a vraiment l’impression de se retrouver après des années, comme si j’étais un vieux pote qui passait par là… Dans la matinée, Laura appelle Franck pour parler en privé… La nouvelle les fait tomber de haut tout les deux : Laura est enceinte ! Pour fêter ça, apéro dans la famille, les parents, les vieilles tantes, les cousins… et moi au milieu… invité et accepté, sans questions.
Le soir, pas question que je dorme dans la tente ! « C’est bon ;) tu a passé tous les tests, tu dors dans la chambre d’amis ! »
Le lendemain, Franck me conduit au magasin de cycles du village et me voila reparti !
Au revoir tous les trois, j’espère qu’on se reverra !

Jour 4 : Mardi, Kms : 59.09, Tps : 03H09’37
Arrivée : Le Cholet Kms : 175.50 Tps : 09H40’20 HD : 10H15 HA : 15H15
Fort de mon jour de repos, je sors de la vallée du Rhône en direction du Royan où je compte surprendre Sue dans son château. Sur la route, je croise quelques curiosités, comme un institut de beauté totalement perdu, loin de tout, la route qui y mène se terminant en chemin de terre...

Les roches qui dansent, énormes mégalithes en haut d’une colline.



C’est un pays merveilleux où l’on croise encore parfois les derniers cerfées de France. Prière de ralentir !



J’arrive au Cholet sans avoir pris la pluie. Sue, qui est débordée à cause de ses chambres d’hôte me reçois comme un prince. Je ne veux pas m’imposer alors je lui demande de me laisser planter la tante dans le parc. A son grand désarroi, elle est obligée d’accepter car toutes les chambres sont louées. Elle-même dort avec son mari dans le bureau. Elle accepte mais pas sans me demander au moins dix fois si ma tente est étanche, si je ne vais pas avoir froid, si… Je rassure cette maman d’un soir tout en faisant mon possible pour lui alléger la tache. Le repas est délicieux, comme à chaque fois.

Jour 5 : Mercredi, Kms : 79.41, Tps : 05H31’50
Arrivée : Les Auberts Kms : 245.91 Tps : 14H11’10 HD : 10H30 HA : 18H30
Le beau temps n’est toujours pas de la partie mais je reprends mon voyage.







Mon premier col : Le col de Bacchus (978m)



Dans la descente, je tente un test de vitesse… 79.5Km/h au compteur et une sacrée poussée d’adrénaline ! Le soleil montre enfin le bout de son nez…



Je visite au passage Beaufort sur Gervanne, village médiéval qui ravit l’amateur de vieilles pierres que je suis. On peut voir au terrain de boules que le sud n’est plus très loin !











La fatigue se fait sentir et je me rends compte que je n’arriverai pas à passer le col de la Chaudière avant le soir. Ma moyenne, qui était plutôt comprise entre 18 et 20 km/h et tombée à 14km/h. Je stoppe pour la nuit dans un petit chemin, bien caché. La pluie tombe…

Jour 6 : Jeudi, Kms : 131.90, Tps : 7H04’00
Arrivée : Perivoye Kms : 377.81 Tps : 21H35’10 HD : 08H30 HA : 19H30
Je passe le col de la Chaudière (1047m) tôt le lendemain. Il fait froid, il y a du vent, du brouillard… Ce col mérite il son nom ?!? Je doute…



Je prends ma première vraie saucée dans la descente ! Je finis trempé mais heureux, la déprime de la veille est loin ! Je traverse, parfois à toute vitesse, des paysages magnifiques et j’enchaine les cols…
Col de la Sausse (790m) (et pourtant il fais sec...)



Le soleil est enfin de la partie !!!!





Col d’Ey (718m)
Un bon spot pour le parapente… le vent me déporte parfois tant que je dois lutter pour garder mon équilibre.







Col de la Pigière (968m) Ca sent vraiment l’écurie ! Ce col marque l’entrée de la vallée du Jabron, la maison est à deux pas… une petite trentaine de kilomètres ! J’en ai déjà une bonne centaine dans les pattes mais je ne les ressens pas. Il fait un temps magnifique, je fonce !!!!





Quand j’arrive à la maison, je suis attendu par papa qui avait préssenti mon arrivée.
Je dresse le bilan de mon voyage : environ 378 Kilomètres en 21H30, soit une moyenne de 17.6 km/h avec un vélo qui, chargé, pèse ses 40 kilos ! Je suis super fier !

3 commentaires:

  1. Parce que mieux vaut tard que jamais...
    On s'en doit bien une tous les deux, à vélo ou à pied, en pllaine ou en montagne, je sais déjà que tu seras partant, reste à savoir où et quand!

    J'ai certe pris du retard mais je me régale à voyager avec toi au gré de ce récit que je pense apprécier à sa juste valeur!

    Je t'aime

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  2. Le 19-12-2008, je viens de découvrir votre blog.
    J'aime bien votre parcours, la présentation et les photos sont superbes.
    J'ai eu une très bonne année grâce au vélo couché et je crois comprendre votre satisfaction.
    Bravo, c'est encouragent et pour cela je vous dit merci.
    Bruno

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  3. Merci Bruno :)
    Je suis agréablement surpris de voir que ce blog est lu par des personnes que je ne connais pas.
    Je dois reconnaitre que je n'ai pas été tres actif ces derniers mois, faute de temps, mais j'ai prevu de m'y remmetre bientôt. En esperant te lire à nouveau,
    C'est moi qui te remercie.

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