lundi 7 juillet 2008

Retour de flamme

Marie est revenue.
Après nos retrouvailles cet hiver nous n'avons pu nous résoudre à se dire au revoir comme ça... sans lendemain.
Après quelques mois qui m'ont paru des ans. Après des heures de conversation loin l'un de l'autre, elle s'est décidée à venir me retrouver pour quelques jours encore.
Quel est l'avenir d'une relation comme celle-ci ? Huit mille kilomètres de distance sont-ils vraiment envisageables autrement que pour un court moment ? Que choisir ? Ni l'un ni l'autre nous ne renoncerons à nos rêves. Pourtant s'ils pouvaient se rejoindre...

Mais pour le moment laissons l'avenir à demain. Profitons de l'instant qui nous est offert. Émerveillons nous de la présence de l'autre, dans ces iles où le ciel et la mer se confondent et... nous aurons tout nos lendemains pour nous déchirer, rire ou pleurer, nous enlacer ou nous oublier.

Allez viens je t'emmène à Petite Terre ! Je t'en ai déjà parlé non ? Cette petite ile, réserve naturelle abritant une faune ahurissante.



A quelques encablures de l'ile l'un d'entre nous pousse un cri. Là ! Tout proche, des dauphins !! Cette fois ci, nous sommes les seuls. Les autres bateaux arriverons certainement plus tard, mais à ce moment là nous aurons bien profité de l'occasion. Le moteur au ralenti nous nous approchons doucement...
Je ne supporte plus d'attendre et c'est habillé de pied en cap que je me glisse à l'eau sans même prendre le temps d'enfiler des palmes et un masque. Rapidement rejoint par le reste de la troupe, j'essaie de m'approcher. Après un moment, voyant que les dauphins sont décidés à rester près de nous, je retourne chercher mon matériel. Et c'est là, en mettant mon masque que l'incroyable réalité prend corps. Il sont six, deux couples et leurs petits, quinagent entre deux eaux.
A partir de cet instant je vais réaliser un de mes plus vieux rêves, et ce durant presque une heure. Personne n'avait de quoi immortaliser l'instant... J'espère que tu te contentera de mes souvenirs émerveillés, mais je manque de mots.
A côté de ces animaux, je ne crois pas m'être jamais senti aussi disgracieux et mal à mon aise au fond de l'eau. J'ai nagé près d'eux sans jamais pouvoir les toucher, tendant la main à en perdre haleine, je ne remontais à la surface que pour repartir. Plus loin ! Plus longtemps ! Plus profond !
Il leur arrivait de me tourner autour, jouant avec moi dans une ronde vertigineuse. J'aurai aimé oublier que mon corps réclamait de l'air...
Puis lorsque gagnant le fond ils se sont décidés à prendre le large, c'est les yeux pleins d'étoiles et deux pied au dessus de l'eau que j'ai rejoint le bateau où tout le monde m'attendais.



Ce jour là, quelques surprises nous attendaient encore. Une fois dans la lagune, nos apnées nous ont amené à rencontrer tout ce que nous aurions pu souhaiter voir à cet endroit : tortue, barracuda, raie et... requin.











Le retour à la réalité est difficile et j'ai parfois l'impression d'avoir rêvé.



Tu viens ? On continue la visite en passant à Pointe-à-pitre.


















Il existe ici des petits îlets déserts où il est possible de passer la nuit. En partant de Sainte Rose, nous avons loué un canoë pour visiter le Grand cul de sac marin. Sur l'îlet Cabrit, la vie est belle et c'est en naturiste que je regarde le soleil se coucher.









Une partie de dominos sur le port.




Quelques jours plus tard, on se dirige vers Marie-Galante, à l'occasion d'un festival. Steel Pulse en concert ! Pour le logement, ce sera un hamac sur la plage. Les déplacements ? Un tandem bien sur !!!
(Qui voulait des photos de moi ?)



























Notre dernier jour dévidera le fil de ses secondes au gré des routes de la Basse Terre, pour se terminer au soleil de Grand Anse.







Le soleil et nos nuits nous ont porté conseil. Lorsque nous nous séparons pour la seconde fois, c'est sans larme et le cœur empli de notre avenir que je tourne le dos à son avion. Cette fois ci Marie ne pars que pour mieux revenir...